Chapitre 4 L’ancienneté et l’état énergétique du parc social
Au 1er janvier 2025, l’ancienneté moyenne du parc de logements sociaux de la région Nouvelle-Aquitaine est de 35,6 ans, contre 41,8 ans en France métropolitaine. L’ancienneté des constructions influe sur le diagnostic de performance énergétique des logements (DPE).
À la fin de l’année 2024, 83,9 % des logements du parc locatif social de la région ont fait l’objet d’un DPE. Depuis le 1er juillet 2021, les modalités pour le calcul des performances énergétiques d’un logement ont été modifiées. Pour la région Nouvelle-Aquitaine, 66,9 % ont été évalués avec ces nouvelles normes et les DPE des autres logements restent basés sur les anciennes règles.
Les résultats du diagnostic de performance énergétique (DPE), présentés dans cette publication, sont donc basés sur les nouvelles règles.
Les logements classés en A et B, considérés comme peu énergivores, représentent 17,2 % du parc social disposant d’un DPE renseigné (et réalisé selon les règles postérieures au 1er juillet 2021), contre 11,9 % en France métropolitaine. 1,8 % de ce parc est classé en F et G, et correspond aux logements qualifiés de « passoires thermiques » et considérés comme très énergivores (2,9 % au niveau national).
Un tiers des logements sociaux ont moins de 20 ans en Nouvelle-Aquitaine
Presque un tiers des logements sociaux du parc locatif social régional a entre 40 et 59 ans (31,8 %), proportion inférieure de 2,7 points à celle de France métropolitaine. Ils sont encore plus fréquents dans la Creuse (58,5 %), en Charente (44,3 %) et Haute-Vienne (43,1 %).
Dans la région, un logement sur dix a 60 ans et plus. Cette part est beaucoup plus élevée dans le parc locatif de la Haute-Vienne (29,5 %) et dans une moindre mesure dans celui de la Charente (19,5 %) et des Pyrénées-Atlantiques (18,0 %).
À l’opposé, la part de logements sociaux de moins de 5 ans est plus forte dans le parc locatif des Landes (16,4 %), de la Charente-Maritime (10,3 %) et de la Gironde (10,2 %). Ces taux se situent au‑dessus de la part régionale de 7,6 %.
Un tiers des logements sociaux ont moins de 20 ans en Nouvelle-Aquitaine. Ils progressent de 2,4 % en un an mais moins fortement que les plus anciens. Pour les logements âgés de 20 à 59 ans, ce nombre diminue de 1,3 % par rapport à l’année précédente. En France métropolitaine, la tendance est la même : elle est à la hausse pour les plus anciens (+ 8,5 %) et pour les moins de 20 ans (+ 1,1 %) alors qu’elle baisse de 2,6 % pour les 20 à 59 ans.