Chapitre 5 Mobilité et vacance

Au 1er janvier 2025, parmi les 290 625 logements loués ou proposés à la location dans la région Normandie, 2,1 % sont vacants, comme en France métropolitaine. La vacance de plus de trois mois, dite « vacance structurelle » est de 0,9 %, contre 1,0 % au niveau national. Elle a diminué de 0,8 point entre 2021 et 2025.

En 2024, 8,3 % de logements ont changé de locataires, contre 7,1 % en France métropolitaine. La mobilité a toutefois baissé de 1,3 points entre 2021 et 2025.

Vacance et mobilité dans le parc locatif social
Vacance
Zone Nombre de logements loués ou proposés à la location au 01/01/2025 Taux de vacance totale au 01/01/2025 Taux de vacance structurelle au 01/01/2025 Taux de mobilité en 2024
France métropolitaine 4 834 338 2,1 % 1,0 % 7,1 %
France de province 3 541 709 2,3 % 1,1 % 7,9 %
Normandie 290 625 2,1 % 0,9 % 8,3 %
Calvados 57 926 2,0 % 0,7 % 7,7 %
Eure 40 073 2,0 % 0,7 % 8,4 %
Manche 36 519 2,6 % 1,1 % 8,7 %
Orne 19 530 3,5 % 1,9 % 11,5 %
Seine-Maritime 136 577 1,8 % 0,8 % 7,9 %
Source : SDES, RPLS au 1er janvier 2025

Dans le contexte général de maintien de l’augmentation du nombre de ménages [références : Insee Analyses Normandie n°125, juillet 2024 ; Recensement de la population, évolution du nombre de ménages], la stabilité en volume de l’offre locative sociale normande est source de tensions. Le nombre de demandeurs ne cesse de croître, notamment en raison des coûts pour se loger dans le parc privé, et les attributions de logement n’en satisfont qu’une partie de plus en plus restreinte. L’indicateur de tension approche désormais le taux de 5 demandes pour 1 attribution et augmente partout, y compris dans l’Orne. Il est particulièrement élevé dans le Calvados (6,1). [référence : Rapport d’activité 2024 du Comité régional de l’habitat et de l’hébergement, pages 50 et suivantes]

La vacance des logements est au plus bas

La vacance totale (conjoncturelle – moins de 3 mois – et structurelle - plus de 3 mois -) est au plus bas depuis plus d’une douzaine d’années, en Normandie comme dans le reste de la France métropolitaine. Sur cette période, c’est en 2017 que la vacance a été la plus importante en Normandie, à hauteur de 3,9 %. Seuls le Centre-Val-de-Loire (4,8 %) et la Bourgogne-Franche-Comté (5,1 %) connaissaient un taux bien plus élevé. L’écart avec la France métropolitaine (hors Île-de-France) était alors de +0,9 point. Désormais, il n’en existe plus. Avec un taux de 2,1 % au 1er janvier 2025, la Normandie fait maintenant partie des régions où la vacance dans le parc social est la plus faible, juste derrière les Pays de la Loire (2,0 %), l’Île-de-France (1,7 %) et les Hauts-de-France (1,4 %).

La composante conjoncturelle de cette vacance (la vacance de moins de 3 mois) est elle-même à un bas niveau (1,2 % au 1er janvier 2025, contre 1,8 % en 2016). Dans la France hexagonale, il n’y a guère qu’en Île-de-France, en PACA et dans les Hauts-de-France qu’elle est sensiblement plus faible encore, à moins de 1 %. Au sein de la région, la Seine-Maritime est aussi passée sous ce seuil.

Une moindre rotation des locataires

Les tensions sur le parc social se manifestent aussi par une réduction de la rotation des locataires, faute justement d’une réserve de logements immédiatement disponibles : la mobilité a baissé de presque 3 points en Normandie en quelques années, quand dans le même temps elle perdait un peu plus de 2 points dans le reste de la France métropolitaine. Ces niveaux de mobilité sont assez homogènes dans la région, autour de 8 % dans 4 des 5 départements. Les rotations restent à un niveau plus élevé dans l’Orne (11,5 %), mais la tendance est aussi à la baisse, bien que plus modérée que dans le reste de la Normandie.