Chapitre 4 L’ancienneté et l’état énergétique du parc social
Au 1er janvier 2025, l’ancienneté moyenne du parc de logements sociaux de la région Normandie est de 43,1 ans, contre 41,8 ans en France métropolitaine. L’ancienneté des constructions influe sur le diagnostic de performance énergétique des logements (DPE).
A la fin de l’année 2024, 96,3 % des logements du parc locatif social de la région ont fait l’objet d’un DPE. Depuis le 1er juillet 2021, les modalités pour le calcul des performances énergétiques d’un logement ont été modifiées. Pour la région Normandie, 71,8 % ont été évalués avec ces nouvelles normes. Pour les autres logements, les résultats du diagnostic de performance énergétique restent basés sur les anciennes règles.
Les logements classés en A et B, considérés comme peu énergivores, représentent 8,2 % du parc social disposant d’un DPE renseigné (et réalisé selon les règles postérieures au 1er juillet 2021), contre 11,9 % en France métropolitaine. Les logements classés en F et G, qualifiés de « passoires thermiques » et par conséquent très énergivores, en représentent 2,5 % (2,9 % au niveau national).
Une ancienneté du parc qui influe sur ses performances énergétiques
Sur les près de 310 000 logements du parc social normand au 1er janvier 2025, 84 000 ont fait l’objet d’un DPE réalisé avant le 1er juillet 2021, et 214 000 d’un DPE réalisé depuis le 1er juillet 2021. À partir de 2025, seuls les DPE d’après le 1er juillet 2021 resteront valables.
Sur ce type de DPE, le parc social normand est le plus diagnostiqué, avec 69 % de DPE réalisés, devant les Pays de la Loire (67 %) et le Centre-Val-de-Loire (64 %). Le taux n’est que de 53 % au niveau national. Au sein de la région, les parcs sociaux les plus diagnostiqués sont ceux de la Manche (82 %), du Calvados (75 %) et de Seine-Maritime (69 %). L’Eure et l’Orne sont plus en retrait (57 %).
Les DPE « post 1er juillet 2021 » ne classent en peu énergivores (classes A et B) que 8 % des logements sociaux normands diagnostiqués, une des proportions les plus faibles de toutes les régions métropolitaines (12 % en moyenne). À l’autre bout du spectre, les logements classés F ou G (qualifiés de passoires thermiques) représentent 2,5 % des DPE réalisés depuis le 1er juillet 2021 dans le parc social normand, contre 2,9 % en moyenne en France métropolitaine.
L’ancienneté du parc et surtout sa rareté en logements récents expliquent probablement ces constats. Il faudra toutefois attendre que la couverture par des DPE de nouveau type soit plus large et homogène sur l’ensemble du territoire pour fiabiliser ces comparaisons.