Synthèse
Au 1er janvier 2025, la région Pays de la Loire compte 248 755 logements sociaux. Leur nombre a progressé de 0,7 % sur un an, une hausse plus modérée que celle observée au cours des trois années précédentes (+1,1 %), tout en restant supérieure à la moyenne métropolitaine, qui s’établit à 0,5 % en 2024.
Les évolutions départementales sont contrastées : la Vendée se distingue par la plus forte progression du parc (+2,0 %), loin devant la Loire-Atlantique (+0,9 %), alors que la croissance est quasi stable en Sarthe et en Maine-et-Loire.
En France métropolitaine, les Pays de la Loire deviennent cette année, la région où la part de logements sociaux individuels est la plus élevée, soit 26 % du parc au 1er janvier 2025. C’est en Vendée que l’habitat social individuel est le plus important : un peu moins d’un logement sur deux est une maison (47 %).
Cependant dans le parc récent, la proportion de logements collectifs est plus importante (76 % contre 71 % dans l’ensemble du parc) ainsi que la part des logements de 2 ou 3 pièces (74 % contre 61 % dans le parc total). Les bailleurs s’adaptent à la diminution de la taille des ménages.
54 % du parc locatif social en Pays de la Loire appartient aux offices publics pour l’habitat (OPH). Néanmoins sur les 5 dernières années observées, ce sont les entreprises sociales pour l’habitat (ESH) qui mettent en service le plus de logements (59 % des mises en service).
En 2024, 3 600 logements sociaux sont entrés dans le parc social de la région. Ces mises en service se concentrent principalement en Loire-Atlantique avec 1 900 logements soit 53 % des nouveaux logements. Le Maine-et-Loire accueille 17 % des nouveaux logements, la Vendée 16 % et les deux autres départements ligériens moins de 8 %.
Le parc de la région est plus récent qu’au niveau national : son âge moyen est de 36 ans contre 42 ans en France métropolitaine avec des disparités départementales liées aux mises en services effectuées depuis plusieurs années. En effet, le parc de moins de 5 ans atteint 9 % en Loire-Atlantique et en Vendée, alors qu’il est inférieur à 6 % dans les autres départements de la région. A contrario, en Sarthe, 20 % du parc a plus de 60 ans.
L’ancienneté du parc, qui influe directement sur sa performance énergétique, se reflète dans la répartition des diagnostics de performance énergétique réalisés depuis le 1er juillet 2021. Les logements classés F et G, qualifiés de « passoires thermiques » et très énergivores, ne représentent que 1,3 % du parc social, contre 2,9 % au niveau national. À l’inverse, les logements les plus performants sur le plan énergétique, classés A et B, constituent 13,6 % du parc social contre 11,9 % au niveau national.
Au 1er janvier 2025, dans la région, 2 % des logements loués ou proposés à la location sont vacants ; taux qui se rapproche de celui de la France métropolitaine (2,1 %). La vacance de plus de trois mois, dite « structurelle » figure parmi la plus faible de métropole (0,8 %) après la Corse (0,3 %), les Hauts-de-France (0,7 %) et l’Île-de-France (0,7 %). Compte tenu des tensions sur le marché locatif, la mobilité dans le parc est concentrée au nord de la région : le taux de mobilité est le plus élevé en Sarthe et Mayenne, respectivement 9,4 % et 10 %.
Ces tensions sur le marché du logement s’illustrent également par un loyer moyen au mètre carré plus élevé en Loire-Atlantique que dans le reste de la région. Il est de 6,5 €/m² et il atteint jusqu’à 6,8 €/m² dans la métropole nantaise. Par contre, ce loyer moyen est moins élevé dans les autres départements : 5,7 €/m² en Mayenne, 5,8 €/m² en Sarthe, 6 €/m² en Vendée et en Maine-et-Loire.