Synthèse

La crise du logement en Provence-Alpes-Côte d’Azur, particulièrement aiguë pour le parc social, perdure.

La rareté du foncier, exacerbée par la pression touristique et les prix élevés des terrains (notamment sur la Côte d’Azur), limite les possibilités de production neuve pour les bailleurs sociaux. En cause également, l’augmentation des coûts de construction et un équilibre parfois difficile à trouver par les organismes de logements sociaux entre les investissements financiers dédiés au développement et ceux dédiés à la réhabilitation de leur parc.

À la date du 1er janvier 2025, avec 347 610 logements, soit 14,4 % des résidences principales (contre 17,3% au niveau national), l’offre locative sociale de la région est très insuffisante au regard des besoins. En un an, 5 549 nouveaux logements locatifs sociaux ont été mis en service alors que sur cette même période le nombre de demandes de logement social a augmenté de 18 187 pour atteindre 241 735 demandes au 31 décembre 2024. Parallèlement, le taux de mobilité dans le parc social est en chute depuis 2021 aussi bien à l’échelle régionale que nationale, aggravant les tensions.

Les logements sont en moyenne moins anciens qu’à l’échelle nationale et, de ce fait, globalement moins énergivores (seulement 0,9% des logements disposant d’un DPE - diagnostic de performance énergétique - sont classés en F et G, contre 1,7% au niveau national). Les logements classés A et B, peu énergivores, représentent 14,2% du parc (contre 6,9% à l’échelle nationale). Cela s’explique par l’effort déployé ces dernières années pour créer des logements neufs avec de meilleures performances énergétiques, et par les actions menées en matière de rénovation énergétique du patrimoine pour lesquelles les bailleurs ont bénéficié d’aides financières de l’État.

L’accès au logement pour les ménages les plus modestes reste critique. Le PLAI (Prêt Locatif Aidé d’Intégration), qui finance les logements destinés à ces ménages, représente 26,5% des logements locatifs sociaux mis en service en 2024 contre 26,8 % en France métropolitaine. Cette offre est insuffisante au regard des besoins : 64% des demandeurs de logement social de la région ont des revenus inférieurs ou égaux au PLAI.

Le loyer moyen en Provence-Alpes-Côte d’Azur s’élève à 6,8 €/m² en 2025, ce qui en fait à nouveau la 2ème région la plus chère de France métropolitaine.

Lucile AYACHE
Service Énergie Logement