Synthèse
En Provence-Alpes-Côte d’Azur, les projets de construction de maisons individuelles neuves sont de moins en moins nombreux et de plus en plus chers. Notre région se situe, en nombre de projets, au septième rang des 13 régions de France métropolitaine, avec une baisse de plus de 26 % depuis un an. La métropole d’Aix-Marseille représente près du quart des projets de la région en 2024. Au niveau national, les projets de construction de maisons individuelles ont été divisés par 2 depuis 2019, et la même tendance s’observe en Provence-Alpes-Côte d’Azur.
En dépit d’une très légère baisse par rapport à 2023, Provence-Alpes-Côte d’Azur reste la région de France métropolitaine où le coût moyen des projets est le plus élevé (achat du terrain inclus) et où la part du prix du terrain dans le coût du projet est la plus importante (44 %). Bouches-du-Rhône, Alpes-Maritimes et Var sont les trois départements de métropole où cette part est la plus élevée. Le prix moyen des terrains en Provence (426 038 €) est plus de deux fois plus élevé que la moyenne des régions depuis 2022, en augmentation constante depuis dix ans et il croit plus vite que la moyenne des régions de France métropolitaine. Le prix moyen des projets ne baisse donc, cette année, qu’en raison d’une petite diminution du coût prévisionnel de la construction. Cela ne vaut, cependant, que pour les projets incluant l’achat récent d’un terrain. En considérant tous les projets, quels que soient la date et le mode d’acquisition du terrain, le coût prévisionnel au m² reste le plus élevé de France métropolitaine et a augmenté de près de 6 % par rapport à 2023, soit plus que pour l’ensemble des régions. La surface moyenne prévisionnelle augmente également, à l’opposé de ce qu’on observe en France métropolitaine.
Près de la moitié des futurs propriétaires ont choisi de chauffer leurs maisons à l’aide d’énergies renouvelables (seules ou combinées entre elles). Cela reste une part moindre qu’au niveau national où près de deux maisons sur trois sont équipés de chauffage à énergie renouvelable.
Jean-Roch LANGLADE
Chef du service connaissance, aménagement durable et évaluation