Introduction

Ce document est une synthèse de l’état du parc social en 2025 en Auvergne-Rhône-Alpes.

Les données des illustrations sont rassemblées dans un tableur téléchargeable ici.

Edito

Le parc locatif social en Auvergne-Rhône-Alpes au 1er janvier 2025

Pôle Connaissance, Observation, Statistiques (COS), DREAL Auvergne-Rhône-Alpes

Janvier 2026

Cette publication est le fruit d’une opération coordonnée, au terme de laquelle toutes les DREAL/DEAL diffusent leur conjoncture annuelle régionale à la même date. Innovant dans sa méthode et dans les ressources techniques utilisées, ce Processus de Publication Reproductible garantit la robustesse des données, leur homogénéité et facilite les comparaisons territoriales.

Synthèse

Au 1er janvier 2025, le parc locatif social de la région Auvergne-Rhône-Alpes s’établit à 610 208 logements. Ce secteur, encore en croissance, fait face à des défis de renouvellement et de performance énergétique.

Le parc social régional a progressé de 0,9 % en un an, une dynamique plus forte que la moyenne nationale (0,5 %). Sur une période plus longue (2016-2022), cette croissance (+7,0 %) a même surpassé celle de l’ensemble des résidences principales. Malgré cet effort de construction, la part du logement social dans la région (16,4 %) reste inférieure à la moyenne de la France métropolitaine (17,3 %).

Le parc se caractérise par une écrasante majorité de logements collectifs (88,6 %). L’habitat individuel n’y représente que 9,2 %, soit un taux nettement plus bas que le niveau national (15,2 %). On observe une mutation dans les constructions récentes (depuis 2020) . Les T1 et T2 représentent désormais 37,4 % des nouvelles mises en service, contre 27,8 % pour l’ensemble du parc. Les logements de 5 pièces et plus sont en recul (3,2 % du parc récent).

L’année 2024 a marqué un ralentissement avec 9 107 mises en service, soit l’un des volumes les plus bas des cinq dernières années. Le neuf domine (91,7 %), principalement via la Vente en l’État Futur d’Achèvement (VEFA) qui représente 51,6 % des nouveaux logements. Parallèlement aux arrivées, le parc a enregistré 1 604 démolitions et 1 535 ventes, limitant ainsi la progression nette.

Le parc régional est plus jeune que la moyenne nationale (39,7 ans contre 41,8 ans). Pourtant, ses performances énergétiques sont moins favorables . Seuls 8,0 % des logements sont classés A ou B (contre 11,9 % au national). Les logements classés F et G représentent 4,2 % du parc (contre 2,9 % au national). Ces chiffres soulignent un enjeu majeur de réhabilitation, alors que 90,5 % du parc a déjà fait l’objet d’un Diagnostic de Performance Énergétique (DPE).

Le marché locatif social en Auvergne-Rhône-Alpes est marqué par une certaine tension.Si la rotation des locataires (8 %) demeure plus élevée qu’au niveau national (7,1 %), le recul de la mobilité (-2 points en 6 ans) témoigne d’un marché de plus en plus figé. La vacance reste faible à 2,3 %, dont seulement 1,1 % de vacance structurelle (plus de 3 mois), confirmant une forte tension sur la demande.

La région est la 3e plus chère de métropole avec un loyer moyen de 6,6 €/m². Ce montant s’élève à 7,8 €/m² pour le parc récent. Le financement reflète une volonté d’inclusion sociale : le PLAI (destiné aux plus précaires) représente 27,6 % des mises en service, un chiffre légèrement supérieur au niveau national, tandis que le PLUS reste le financement majoritaire (48,2 %).