L’électrique repart à la hausse pour le 2e trimestre de suite
Après avoir enregistré quatre baisses consécutives entre le 3e trimestre 2024 et le 2e trimestre 2025 (en glissement annuel), les ventes de voitures électriques sont en croissance pour le second trimestre de suite. Avec 4 600 véhicules neufs immatriculés, elles enregistrent d’ailleurs la plus forte hausse du trimestre toutes motorisations confondues (+37,3 % soit 1 250 unités supplémentaires). Les ventes de motorisations gaz connaissent aussi une forte progression (+23,2 %, soit +160 unités) et c’est l’un des deux niveaux les plus élevés atteints depuis 10 ans (823 unités) après le 2e trimestre 2022 (891 unités).
On note aussi la progression régulière des motorisations hybrides non rechargeables dans les ventes de véhicules neufs (98 % des voitures hybrides non rechargeables sont à essence). 8 170 voitures neuves immatriculées ce trimestre ont une motorisation hybride non rechargeable alors que ces motorisations ne regroupaient que 1 290 véhicules au même trimestre cinq ans plus tôt et seulement 640 au dernier trimestre 2016. La progression des ventes de voitures hybrides non rechargeables peut être mise en regard de leur capacité à satisfaire simultanément plusieurs dimensions (environnementales, économiques, techniques et fonctionnelles) dans l’offre actuelle de motorisations. Ce trimestre, elles enregistrent une hausse de +8,9 % des ventes (soit +670 véhicules).
Les ventes de voitures neuves sont tirées vers le bas par plusieurs motorisations. C’est le cas du thermique diesel qui chute de -52,1 % faisant reculer les ventes trimestrielles de cette motorisation largement sous la barre des 1000 unités (il y en avait 10 fois plus au dernier trimestre 2016). Les motorisations thermiques essence résistent un peu mieux mais perdent du terrain aussi (-25,2 % sur 1 an soit -1 200 unités) et représentent 19 % des voitures neuves vendues ce trimestre. Ces deux motorisations participent le plus à la baisse des volumes des ventes. La place du thermique (diesel et essence) dans les ventes décroît fortement au fil du temps et notamment depuis 2020. Elle était quasiment hégémonique au 4e trimestre 2016 (95,6 %) et atteignait encore 91,9 % au dernier trimestre 2019. Cinq ans plus tard, elle représente moins du quart des ventes au 4e trimestre 2025 (22,7 % en Bretagne, 23,5 % au niveau national). On enregistre aussi ce trimestre par rapport au dernier trimestre 2024 une baisse des ventes des hybrides rechargeables (-10,6 %, soit 154 unités de moins).
Au niveau national, ce 4e trimestre 2025 comparé au même trimestre 2024, le nombre de voitures électriques immatriculées ainsi que de voitures au gaz augmente (respectivement +49,3 % et +13 %). On retrouve le même phénomène qu’en Bretagne, de croissance du nombre d’hybrides non rechargeables (à 97,3 % essence) entre le dernier trimestre 2024 et 2025, mais avec une progression bien moindre (+5 %). A l’opposé, les motorisations thermiques essence ou diesel baissent dans les ventes (respectivement -28 % et -29,1 %). Les hybrides rechargeables suivent le même chemin (-24 %).
En 2025, les ventes annuelles bretonnes de voitures décroissent comparées à 2024 (-3,4 %) poursuivant le même mouvement constaté un an auparavant (-3,6 % en 2024 comparé à 2023). Cela représente près de 2 500 immatriculations en moins chaque année. Les motorisations affectées par cette baisse en 2025 sont les thermiques, essence (-23,2 %), diesel (-46,2 %) ainsi que les hybrides rechargeables (-13,2 %). Les fortes hausses des ventes de voitures électriques ou au gaz du dernier trimestre 2025 permettent à ces deux motorisations alternatives aux thermiques, de terminer l’année sur une évolution certes limitée mais neutre, voire positive pour les véhicules au gaz (-0,1 %, +0,6 %).