Au deuxième trimestre 2026, le nombre de logements autorisés en Île-de-France est en baisse de 9 % par rapport au trimestre précédent, en données corrigées des variations saisonnières, avec 17 207 autorisations contre 18 818 autorisations au premier trimestre 2026, une baisse équivalente à celle de France hors Mayotte (- 10 %). La diminution du nombre de logements autorisés observée en Île-de-France sur ce trimestre concerne essentiellement le logement collectif (- 9 % au total, avec des variations importantes d’un mois à l’autre : une hausse de 74 % au mois de mai et une chute de plus de 30 % en avril et en juin). Le logement individuel, dont le poids est moins important que le collectif au niveau francilien, connaît peu d’évolution (- 1 %).
Le nombre de logements mis en chantier en Île-de-France diminue également. Au deuxième trimestre 2026, on dénombre 12 127 logements commencés contre 14 481 mises en chantier au trimestre précédents, soit une baisse de 16 % en données corrigées des variations saisonnières par rapport au premier trimestre 2026 (graphique 1), nettement plus marquée qu’en France hors Mayotte (- 2 %). La baisse du nombre de logements mis en chantier observée en Île-de-France sur ce trimestre est attribuée au logement collectif (- 18.5 %), la tendance pour les mises en chantier de logements individuels étant plus favorable (+ 7 %).
Graphique 1 : Nombre de logements autorisés et commencés en Île-de-France depuis le 1er juillet 2024 (données mensuelles corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables - CVS-CJO - en base 100 au 01/07/2024)
Source : Source : SDES, Sit@del3, estimations à fin juin 2026.
Traitement : DRIEAT/DDGS/équipe statistique.
Champ : France
entière.
Note de lecture : l’indice, base 100 du nombre total de
logements autorisés en Île-de-France, est de 126 à fin juin 2026. Cela
signifie qu’entre le 1er juillet 2024 et le 1er juillet 2026, le nombre
total de logements autorisés en Île-de-France a augmenté de 26 %.
Au cours des douze derniers mois (juillet 2025 à juin 2026), le nombre de logements autorisés en Île-de-France progresse de 22 % par rapport à la période précédente (juillet 2024 à juin 2025), avec 68 538 autorisations, soit 12 228 autorisations supplémentaires. Cette progression est deux fois plus importante qu’en France hors Mayotte où les autorisations augmentent de 10 %. Le nombre de logements autorisés repasse légèrement sous l’objectif de production annuelle de 70 000 logements en Île-de-France inscrit dans la Loi du Grand Paris1, après l’avoir dépassé au précédent trimestre. En comparaison avec la moyenne des cinq années précédentes (64 902 logements autorisés par an entre le 1er juillet 2020 et le 30 juin 2025), le nombre de logements autorisés reste néanmoins en hausse de 6 %.
Sur les douze derniers mois (juillet 2025 à juin 2026), le nombre de mises en chantier en Île-de-France progresse fortement par rapport à la période précédente (juillet 2024 à juin 2025), avec 51 195 logements commencés, soit une hausse de 34 % (graphique 2), contre une augmentation de 17 % en France hors Mayotte. Néanmoins, en comparaison avec la moyenne des cinq années précédentes (55 920 mises en chantier par an entre le 1er juillet 2020 et le 30 juin 2025), le nombre de logements mis en chantier en Île-de-France recule de 8 %.
L’écart en valeur absolue entre le nombre de logements autorisés et ceux mis en chantier continue ainsi à se creuser, passant d’un différentiel de 16 031 sur la période allant de juillet 2024 à juin 2025, à 17 343 sur les douze derniers mois. Toutefois, cet écart reste stable en valeur relative. En effet, des chantiers peuvent être annulés ou retardés en raison d’un contexte économique peu favorable au secteur de la construction.
Graphique 2 : Nombre de logements autorisés et commencés en Île-de-France depuis 2020 (données brutes cumulées sur 12 mois)
Source : Source : SDES, Sit@del3, estimations à fin juin 2026.
Traitement : DRIEAT/DDGS/équipe statistique.
Champ : France
entière.
Note de lecture : à fin juin 2026, le nombre de logements
autorisés sur 12 mois s’élève à 68 538 en Île-de-France, tandis que le
nombre de logements commencés sur la même période est de 51 195 unités.
TOL : territorialisation de l’offre de logements
Sur les douze derniers mois (juillet 2025 à juin 2026) , les logements collectifs représentent 91 % des logements autorisés, contre 90 % sur les douze mois précédents (juillet 2024 à juin 2025).
Au cours des douze derniers mois (juillet 2025 à juin 2026), le nombre de logements individuels autorisés en Île-de-France augmente de 3 % par rapport à la période précédente (juillet 2024 à juin 2025), avec 6 067 autorisations, soit 191 autorisations en plus. Le nombre de mises en chantier de maisons individuelles augmente également, de 23 % par rapport à la période juillet 2024 à juin 2025, avec 5 310 logements commencés.
Sur la même période (juillet 2025 à juin 2026), le nombre de logements collectifs autorisés en Île-de-France progresse de 24 % par rapport aux douze mois précédents (juillet 2024 à juin 2025), avec 62 471 autorisations, soit 12 037 autorisations supplémentaires. Le nombre de mises en chantier de logements collectifs progresse également de 36 % avec 45 885 logements commencés contre 33 793 sur la période précédente.
Au deuxième trimestre 2026, le nombre de logements autorisés évolue de façon inégale au sein de la région Île-de-France. En comparaison avec le premier trimestre 2026, le nombre de logements autorisés progresse à Paris (+ 35 %), ainsi que dans les Hauts-de-Seine (+ 43 %) et en Seine-et-Marne (+ 15 %). Il reste quasiment stable en Seine Saint-Denis (+ 2 %), mais recule dans les autres départements. Le Val-de-Marne enregistre une chute notable de 50 % contrastant avec la forte hausse de la fin d’année 2025, tandis que les autorisations reculent dans trois départements de grande couronne : - 38 % dans le Val-d’Oise, - 16 % dans l’Essonne, et - 9 % dans les Yvelines (graphique 3). En volume, les Hauts-de-Seine sont en tête des autorisations avec 3 671 unités, devant la Seine-Saint-Denis et les Yvelines qui cumulent respectivement 3 623 et 2 247 logements autorisés sur ce trimestre.
Au deuxième trimestre 2026, la tendance pour les mises en chantier est moins contrastée au sein de la région Île-de-France. Le nombre de logements commencés recule dans tous les départements d’Île-de-France à l’exception de l’Essonne où la progression est de 21 %. On observe un recul marqué sur le reste de l’Île-de-France : - 34 % à Paris, - 28 % dans les Hauts-de-Seine, - 24 % en Seine-Saint-Denis, - 22 % dans le Val-d’Oise, - 18 % dans les Yvelines, - 13 % dans le Val-de-Marne, ainsi que - 7 % en Seine-de-Marne. En volume, le nombre de mises en chantier reste prépondérant en petite couronne comme au trimestre précédent, avec 2 854 logements commencés dans le Val-de-Marne, devant la Seine-Saint-Denis et les Hauts-de-Seine qui enregistrent respectivement 1 674 et 1 626 mises en chantier.
Graphique 3 : Évolution du nombre de logements autorisés et commencés par département depuis le 1er juillet 2024 (données mensuelles corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables - CVS-CJO - au 01/07/2024)
Source : Source : SDES, Sit@del3, estimations à fin juin 2026.
Traitement : DRIEAT/DDGS/équipe statistique.
Champ : France
entière.
Note de lecture 1 : en juin 2026, le nombre de logements
commencés dans l’Essonne dépasse le nombre de logements autorisés avec
891 mises en chantier contre 508 logements autorisés.
Note de
lecture 2 : les nombres négatifs sur les graphiques sont dus à
l’inadéquation entre l’échelon départemental et la correction des
variations saisonnières et des effets des jours ouvrables (méthodologie
des CVS-CJO).
TOL : territorialisation de l’offre de logement.
Sur les douze derniers mois, le nombre de logements autorisés en grande couronne progresse pour l’individuel et le collectif avec + 18 % par rapport aux douze mois précédents (juillet 2024 à juin 2025), tous logements confondus. En petite couronne, les autorisations de logements collectifs progressent de 27 % alors que l’individuel diminue de 22 % (tableau 1). En termes de répartition, Paris et la petite couronne concentrent 25 % des autorisations régionales de logements individuels, et 63 % des autorisations régionales de logements collectifs. Dans le détail par département, les autorisations progressent dans tous les départements d’Île-de-France, hormis Paris et l’Essonne avec des reculs respctifs de 61 % et 18 %.
Sur les douze derniers mois, en comparaison avec la période précédente (juillet 2024 à juin 2025), le nombre de mises en chantier est en forte progression à Paris et en petite couronne (+ 52 %), et plus légèrement en grande couronne (+ 15 %). À Paris et en petite couronne, les mises en chantier de logements collectifs et individuels progressent respectivement de 53 % et 37 %, alors qu’en grande couronne la hausse est plus modérée. Au global, les mises en chantier progressent dans tous les départements d’Île-de-France à part l’Essonne (- 3 %).
Tableau 1 : Nombre de logements autorisés en Île-de-France sur les 12 derniers mois – détail collectif/résidence et individuel, par territoire (Paris et petite couronne / Grande couronne) - données brutes
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Autorisations
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Mises en chantier
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|---|---|---|---|---|
| Type de logement | Cumul sur les 12 derniers mois | Evolution sur les 12 mois précédents | Cumul sur les 12 derniers mois | Evolution sur les 12 mois précédents |
| Grande couronne | ||||
| Collectif et Residence | 22 841 | 19 % | 17 017 | 14 % |
| Individuel | 4 560 | 16 % | 3 575 | 17 % |
| Tous Logements | 27 401 | 18 % | 20 592 | 15 % |
| Paris et petite couronne | ||||
| Collectif et Residence | 39 630 | 27 % | 28 868 | 53 % |
| Individuel | 1 507 | -22 % | 1 735 | 37 % |
| Tous Logements | 41 137 | 24 % | 30 603 | 52 % |
Source : Source : SDES, Sit@del3, estimations à fin juin 2026.
Traitement : DRIEAT/DDGS/équipe statistique.
Champ : France
entière.
Note de lecture : sur les douze derniers mois, le nombre de
mises en chantier à Paris et en petite couronne progresse de 52 %.
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Méthode
La conjoncture de la construction neuve de logements est appréciée au travers d’estimations en date réelle corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables (CVS-CJO). Les séries estimées en date réelle visent à retracer dès le mois suivant les autorisations et les mises en chantier à la date réelle de l’événement, offrant ainsi une information directement interprétable pour suivre la conjoncture. Si les séries sont majoritairement constituées de données collectées, elles intègrent toutefois pour les mois les plus récents une estimation de l’information non encore disponible compte tenu des retards de transmission. Les estimations sont donc actualisées chaque mois pour prendre en compte les nouvelles informations. S’agissant d’estimations statistiques, leur qualité dépend du volume d’informations exploitées : en conséquence, ces séries ne sont disponibles qu’à des niveaux suffisamment agrégés (départemental au minimum).
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Direction régionale et interdépartementale de l’environnement, |
Certificat N°A 1607-9001
Rédacteur : Murielle TIMSIT - DRIEAT IF/SCDD/DDGS Dépôt légal : septembre 2026 ISSN : 1297 - 496 X |