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Direction régionale et interdépartementale

de l’environnement, de l’aménagement

et des transports d’Île-de-France

Note de conjoncture trimestrielle

Résultats au 1er trimestre 2026

La construction de logements en Île-de-France

Forte progression des autorisations au premier trimestre 2026


La reprise des autorisations est plus marquée en Île-de-France au premier trimestre 2026

Au premier trimestre 2026, le nombre de logements autorisés en Île-de-France est en hausse de 27 % par rapport au trimestre précédent, en données corrigées des variations saisonnières, avec 20 291 autorisations contre 16 000 autorisations au quatrième trimestre 2025, soit une hausse plus marquée qu’en France hors Mayotte (+ 17 %).

Le nombre de logements mis en chantier en Île-de-France progresse pour le troisième trimestre consécutif. Au premier trimestre 2026, on dénombre 14 761 logements commencés, soit une progression de 11 % en données corrigées des variations saisonnières par rapport au quatrième trimestre 2025 (graphique 1), tandis que la hausse est de 10 % en France hors Mayotte.

Graphique 1 : Nombre de logements autorisés et commencés en Île-de-France depuis le 1er avril 2024 (données mensuelles corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables - CVS-CJO - en base 100 au 01/04/2024)

Source : Source : SDES, , estimations à fin mars 2026.
Traitement : DRIEAT/DDGS/équipe statistique.
Champ : France entière.
Note de lecture : l’indice, base 100 du nombre total de logements autorisés en Île-de-France, est de 199 à fin mars 2026. Cela signifie qu’entre avril 2024 et mars 2026, le nombre total de logements autorisés en Île-de-France a augmenté de 99 %.


Sur les douze derniers mois, les autorisations atteignent de nouveau l’objectif des 70 000 logements

Au cours des douze derniers mois (avril 2025 à mars 2026), le nombre de logements autorisés en Île-de-France progresse de 37 % par rapport à la période précédente (avril 2024 à mars 2025), avec 70 217 autorisations, soit 19 145 autorisations supplémentaires. Cette progression est plus importante qu’en France hors Mayotte où les autorisations augmentent de 22 %. L’objectif de production annuelle de 70 000 logements en Île-de-France inscrit dans la Loi du Grand Paris1, est donc de nouveau atteint, pour la première fois depuis le deuxième trimestre 2023. En comparaison avec la moyenne des cinq années précédentes (63 900 logements autorisés par an entre avril 2021 et mars 2025), le nombre de logements autorisés est en hausse de 10 %.

Sur les douze derniers mois (avril 2025 à mars 2026), le nombre de mises en chantier en Île-de-France progresse fortement par rapport à avril 2025 à mars 2026, avec 50 112 logements commencés, soit une hausse de 27 % (graphique 2), contre une augmentation de 11 % en France hors Mayotte. Néanmoins, en comparaison avec la moyenne des cinq années précédentes (56 832 mises en chantier par an entre le 1er avril 2021 et le 31 mars 2025), le nombre de logements mis en chantier en Île-de-France recule de 12 %.

L’écart en valeur absolue entre le nombre de logements autorisés et mis en chantier continue ainsi à se creuser, passant d’un différentiel de 19 377 sur la période allant d’avril 2024 à mars 2025, à 20 105 sur les douze derniers mois. Toutefois, cet écart reste stable en valeur relative. En effet, des chantiers peuvent être annulés ou retardés en raison d’un contexte économique peu favorable au secteur de la construction (réduction de 1 % du volume d’heures rémunérées au précédent trimestre2), mais aussi d’une envolée du prix de l’énergie liée au contexte géopolitique, ayant des répercussions sur le coût des matériaux de construction.

Graphique 2 : Nombre de logements autorisés et commencés en Île-de-France depuis 2020 (données brutes cumulées sur 12 mois)

Source : Source : SDES, , estimations à fin mars 2026.
Traitement : DRIEAT/DDGS/équipe statistique.
Champ : France entière.
Note de lecture : à fin mars 2026, le nombre de logements autorisés sur 12 mois s’élève à 70 217 en Île-de-France, tandis que le nombre de logements commencés sur la même période est de 50 112 unités. TOL : territorialisation de l’offre de logements


Les autorisations et mises en chantier de logements individuels et collectifs poursuivent leur progression en Île-de-France

Sur les douze derniers mois (avril 2025 à mars 2026) , les logements collectifs représentent 91 % des logements autorisés, contre 89 % sur les douze mois précédents (avril 2024 à mars 2025).

Au cours des douze derniers mois (avril 2025 à mars 2026), le nombre de logements individuels autorisés en Île-de-France augmente de 4 % par rapport à la période précédente (avril 2024 à mars 2025), avec 6 009 autorisations, soit 227 autorisations en plus. Le nombre de mises en chantier de maisons individuelles augmente également, de 20 % par rapport à la période avril 2024 à mars 2025, avec 5 597 logements commencés.

Sur la même période (avril 2025 à mars 2026), le nombre de logements collectifs autorisés en Île-de-France progresse de 42 % par rapport aux douze mois précédents (avril 2024 à mars 2025), avec 64 208 autorisations, soit 18 918 autorisations supplémentaires. Le nombre de mises en chantier de logements collectifs progresse également de 27 % avec 44 515 logements commencés contre 34 941 sur la période précédente.

Au premier trimestre 2026, les autorisations progressent dans six des huit départements d’Île-de-France

Au premier trimestre 2026, le nombre de logements autorisés évolue de façon inégale au sein de la région Île-de-France. En comparaison avec le quatrième trimestre 2025, le nombre de logements autorisés progresse fortement dans tous les départements d’Île-de-France hormis deux départements de la petite couronne, les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne, où il recule de respectivement 31 % et 4 % après une forte hausse au précédent trimestre dans le Val-de-Marne. Paris enregistre la plus forte progression (+ 110 %), suivi par le Val-d’Oise (+ 78 %) et la Seine-et-Marne (+ 77 %) (graphique 3). Cependant, le volume des autorisations à Paris s’élève à seulement 363 unités, ce qui reste faible en comparaison avec les autres départements d’Île-de-France où ce volume est supérieur à 2 000 unités et culmine même à 4245 dans le Val-de-Marne sur ce trimestre.

Au premier trimestre 2026, la tendance pour les mises en chantier est plus contrastée au sein de la région Île-de-France. La progression par rapport au quatrième trimestre 2025 est élevée à Paris avec une hausse de 80 %, et significative dans les départements de l’Essonne (+ 52 %), la Seine-et-Marne (+ 44 %), le Val-de-Marne (+ 23 %) et les Yvelines (+ 12 %). Les mises en chantier baissent en revanche en Seine-Saint-Denis (- 16 %), dans le Val-d’Oise (- 6 %), et dans une moindre mesure dans les Hauts-de-Seine (- 5 %).

En volume, le nombre de mises en chantier reste prépondérant en petite couronne comme au trimestre précédent, avec 2 948 logements commencés dans le Val-de-Marne, devant les Hauts-de-Seine et la Seine-Saint-Denis qui enregistrent respectivement 2 718 et 2 381 mises en chantier.

Graphique 3 : Évolution du nombre de logements autorisés et commencés par département depuis le 1er avril 2024 (données mensuelles corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables - CVS-CJO - au 01/04/2024)

Source : Source : SDES, , estimations à fin mars 2026.
Traitement : DRIEAT/DDGS/équipe statistique.
Champ : France entière.
Note de lecture 1 : en mars 2026, le nombre de logements commencés dans le Val-de-Marne dépasse le nombre de logements autorisés avec 1 780 mises en chantier contre 1 340 logements autorisés. Note de lecture 2 : les nombres négatifs sur les graphiques sont dus à l’inadéquation entre l’échelon départemental et la correction des variations saisonnières et des effets des jours ouvrables (méthodologie des CVS-CJO). TOL : territorialisation de l’offre de logement.

Sur les douze derniers mois, les autorisations et les mises en chantier rebondissent en petite et grande couronne

Sur les douze derniers mois, le nombre de logements autorisés à Paris et en petite couronne progresse pour l’individuel et le collectif avec + 43 % par rapport aux douze mois précédents (avril 2024 à mars 2025), tous logements confondus. En grande couronne, les autorisations de logements collectifs progressent de 36 % alors que l’individuel progresse de 3 % (tableau 1). En termes de répartition, Paris et la petite couronne concentrent 29 % des autorisations régionales de logements individuels, et 64 % des autorisations régionales de logements collectifs. Dans le détail par département, les autorisations progressent dans tous les départements d’Île-de-France, hormis Paris où la baisse est sensible (- 60 %).

Sur les douze derniers mois, en comparaison avec la période précédente (avril 2024 à mars 2025), le nombre de mises en chantier est en forte progression à Paris et en petite couronne (+ 37 %), et plus légèrement en grande couronne (+ 13 %). À Paris et en petite couronne, les mises en chantier de logements collectifs et individuels progressent respectivement de 36 % et 50 %, alors qu’en grande couronne la hausse est plus modérée. Au global, les mises en chantier progressent dans tous les départements d’Île-de-France.

Tableau 1 : Nombre de logements autorisés en Île-de-France sur les 12 derniers mois – détail collectif/résidence et individuel, par territoire (Paris et petite couronne / Grande couronne) - données brutes

Autorisations
Mises en chantier
Type de logement Cumul sur les 12 derniers mois Evolution sur les 12 mois précédents Cumul sur les 12 derniers mois Evolution sur les 12 mois précédents
Grande couronne
Collectif et Residence 23 429 36 % 15 971 15 %
Individuel 4 242 3 % 3 410 7 %
Tous Logements 27 671 30 % 19 381 13 %
Paris et petite couronne
Collectif et Residence 40 779 45 % 28 544 36 %
Individuel 1 767 6 % 2 187 50 %
Tous Logements 42 546 43 % 30 731 37 %

Source : Source : SDES, , estimations à fin mars 2026.
Traitement : DRIEAT/DDGS/équipe statistique.
Champ : France entière.
Note de lecture : sur les douze derniers mois, le nombre de mises en chantier à Paris et en petite couronne progresse de 37 %.




Méthode

La conjoncture de la construction neuve de logements est appréciée au travers d’estimations en date réelle corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables (CVS-CJO).

Les séries estimées en date réelle visent à retracer dès le mois suivant les autorisations et les mises en chantier à la date réelle de l’événement, offrant ainsi une information directement interprétable pour suivre la conjoncture. Si les séries sont majoritairement constituées de données collectées, elles intègrent toutefois pour les mois les plus récents une estimation de l’information non encore disponible compte tenu des retards de transmission. Les estimations sont donc actualisées chaque mois pour prendre en compte les nouvelles informations. S’agissant d’estimations statistiques, leur qualité dépend du volume d’informations exploitées : en conséquence, ces séries ne sont disponibles qu’à des niveaux suffisamment agrégés (départemental au minimum).

En savoir plus
• Voir la nouvelle méthode d’estimation à date réelle (DR++) sur le site du SDES
Note de conjoncture nationale du SDES
Outil de Datavisualisation national développé par la DREAL Pays de la Loire


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Rédacteur : Murielle TIMSIT - DRIEAT IF/SCDD/DDGS
Dépôt légal : mai 2026
ISSN : 1297 - 496 X