Au quatrième trimestre 2025, le nombre de logements autorisés en Île-de-France est en recul par rapport au trimestre précédent, soit une baisse de 7 % en données corrigées des variations saisonnières, avec 15 951 autorisations contre 17 108 autorisations au troisième trimestre 2025, une baisse plus marquée qu’en France hors Mayotte (- 2 %).
Toujours au quatrième trimestre 2025, le nombre de logements mis en chantier en Île-de-France est de 14 725 logements, soit une progression de 26 % en données corrigées des variations saisonnières par rapport au troisième trimestre 2025, tandis qu’il progresse de 14 % en France hors Mayotte (graphique 1).
Graphique 1 : Nombre de logements autorisés et commencés en Île-de-France depuis le 1er janvier 2024 (données mensuelles corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrés - CVS-CJO - en base 100 au 01/01/2024)
Source : Source : SDES, Sit@del2, estimations à fin décembre 2025.
Traitement : DRIEAT/DDGS/équipe statistique.
Champ : France
entière.
Note de lecture : l’indice, base 100 du nombre total de
logements autorisés en Île-de-France, est de 116 à fin décembre 2025.
Cela signifie qu’entre janvier 2024 et décembre 2025, le nombre total de
logements autorisés en Île-de-France a augmenté de 16 %.
Sur l’année 2025, le nombre de logements autorisés en Île-de-France progresse de 19 % avec 63 873 autorisations, soit 10 047 autorisations supplémentaires par rapport à l’année 2024. Cette progression est plus importante qu’en France hors Mayotte où les autorisations augmentent de 16 %. Cependant, le niveau des logements autorisés sur les douze derniers mois se maintient en dessous de l’objectif de production annuelle de 70 000 logements en Île-de-France inscrit dans la Loi du Grand Paris 1, objectif qui n’a plus été atteint depuis le deuxième trimestre 2023.
Sur l’année 2025, le nombre de mises en chantier en Île-de-France progresse fortement par rapport à 2024, avec 48 930 logements commencés, soit une hausse de 20 % (graphique 2), contre une augmentation de 7 % en France hors Mayotte. Néanmoins, en comparaison avec la moyenne des cinq années précédentes (57 950 mises en chantier par an entre 2020 et 2024), le nombre de logements mis en chantier en Île-de-France recule de 16 %.
Malgré un regain en 2025, l’écart entre le nombre de logements autorisés et mis en chantier continue à se creuser, passant d’un différentiel de 13 070 unités en 2024 à 14 943 unités en 2025. En effet, des chantiers peuvent être annulés ou retardés en raison des conditions économiques peu favorables aux entreprises du bâtiment : difficultés à recruter des artisans qualifiés liées à la baisse du financement de l’apprentissage, réduction de la production de matériaux de construction, coût de l’énergie, recul des créations d’entreprises et augmentation des défaillances d’entreprises dans le secteur du bâtiment.
Graphique 2 : Nombre de logements autorisés et commencés en Île-de-France depuis 2020 (données brutes cumulées sur 12 mois)
Source : Source : SDES, Sit@del2, estimations à fin décembre 2025.
Traitement : DRIEAT/DDGS/équipe statistique.
Champ : France
entière.
Note de lecture : à fin décembre 2025, le nombre de
logements autorisés sur 12 mois s’élève à 63 873 en Île-de-France,
tandis que le nombre de logements commencés sur la même période est de
48 930 unités.
Sur l’année 2025, les logements collectifs représentent 91 % des logements autorisés, contre 89 % en 2024.
En 2025, le nombre de logements individuels autorisés en Île-de-France diminue de 3 % par rapport à l’année 2024, avec 5 869 autorisations, soit 194 autorisations en moins. Le nombre de mises en chantier de maisons individuelles augmente en revanche de 8 % par rapport à l’année 2024, avec 5 146 logements commencés.
Sur la même période (année 2025), le nombre de logements collectifs autorisés en Île-de-France progresse de 21 % par rapport à 2024, avec 58 004 autorisations, soit 10 241 autorisations supplémentaires. Le nombre de mises en chantier de logements collectifs progresse également de 22 % avec 43 784 logements commencés contre 35 989 sur la période précédente.
Au quatrième trimestre 2025, le nombre de logements autorisés évolue de façon inégale au sein de la région Île-de-France. En comparaison avec le troisième trimestre 2025, le nombre de logements autorisés progresse dans deux départements de l’Ouest parisien, les Hauts-de-Seine et les Yvelines, avec respectivement + 27 % et + 20 % (graphique 3). En revanche, le nombre de logements autorisés diminue dans les autres départements, de façon plus marquée à Paris et dans l’Essonne (- 68 % et - 32 %).
Au quatrième trimestre 2025, la tendance pour les mises en chantier est plus contrastée au sein de la région Île-de-France. La progression par rapport au troisième trimestre 2025 est particulièrement élevée dans le Val-de-Marne qui enregistre une hausse de 132 %, la Seine-Saint-Denis (+ 62 %) et les Yvelines (+ 37 %). En volume, le Val-de-Marne se démarque de nouveau avec 3 504 logements commencés, devant la Seine-Saint-Denis et les Haut-de-Seine qui enregistrent respectivement 2 969 et 2 905 mises en chantier. En revanche le nombre de mises en chantier est en recul de 49 % dans l’Essonne, de 33 % en Seine-et-Marne et de 31 % à Paris, alors qu’il se stabilise dans les Hauts-de-Seine.
Graphique 3 : Évolution du nombre de logements autorisés et commencés par département depuis le 1er janvier 2024 (données mensuelles corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrés - CVS-CJO - en base 100 au 01/01/2024)
Source : Source : SDES, Sit@del2, estimations à fin décembre 2025.
Traitement : DRIEAT/DDGS/équipe statistique.
Champ : France
entière.
Note de lecture : l’indice, base 100 du nombre de logements
autorisés dans les Hauts-de-Seine, est de 59 à fin décembre 2025. Cela
signifie qu’entre janvier 2024 et décembre 2025, le nombre total de
logements autorisés dans les Haut-de-Seine a reculé de 41 %.
En 2025, le nombre de logements autorisés progresse à Paris et en petite couronne pour l’individuel et le collectif avec + 16 % par rapport à 2024, tous logements confondus. En grande couronne, les autorisations de logements collectifs progressent de 32 % alors que l’individuel diminue de 8 % (tableau 1). En termes de répartition, Paris et la petite couronne concentrent 31 % des autorisations régionales de logements individuels, et 63 % des autorisations régionales de logements collectifs. Dans le détail par département, les autorisations progressent dans tous les départements d’Île-de-France hormis Paris où la baisse est sensible ( - 57 %).
En 2025, comparé à l’année 2024, le nombre de mises en chantier progresse, fortement à Paris et en petite couronne (+ 31 %), et plus légèrement en grande couronne (+ 6 %). A Paris et en petite couronne, les mises en chantier de logements collectifs et individuels progressent respectivement de 31 % et 30 %, alors qu’en grande couronne le collectif progresse et l’individuel diminue. Dans le détail par département, les mises en chantier progressent dans tous les départements hormis l’Essonne (- 20 %).
Tableau 1 : Nombre de logements autorisés en Île-de-France en 2025 – détail collectif/résidence et individuel, par territoire (Paris et petite couronne / Grande couronne) - données brutes
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Autorisations
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Mises en chantier
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|---|---|---|---|---|
| Type de logement | Cumul sur les 12 derniers mois | Evolution sur les 12 mois précédents | Cumul sur les 12 derniers mois | Evolution sur les 12 mois précédents |
| Grande couronne | ||||
| Collectif et Résidence | 21 185 | 32 % | 15 553 | 7 % |
| Individuel | 4 046 | -8 % | 3 396 | -1 % |
| Tous Logements | 25 231 | 23 % | 18 949 | 6 % |
| Paris et petite couronne | ||||
| Collectif et Résidence | 36 819 | 16 % | 28 231 | 31 % |
| Individuel | 1 823 | 11 % | 1 750 | 30 % |
| Tous Logements | 38 642 | 16 % | 29 981 | 31 % |
Source : Source : SDES, Sit@del2, estimations à fin décembre 2025.
Traitement : DRIEAT/DDGS/équipe statistique.
Champ : France
entière.
Note de lecture : sur les douze derniers mois, le nombre de
mises en chantier à Paris et en petite couronne progresse de 31 %.
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Méthode
La conjoncture de la construction neuve de logements est appréciée au travers d’estimations en date réelle corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables (CVS-CJO). Les séries estimées en date réelle visent à retracer dès le mois suivant les autorisations et les mises en chantier à la date réelle de l’événement, offrant ainsi une information directement interprétable pour suivre la conjoncture. Si les séries sont majoritairement constituées de données collectées, elles intègrent toutefois pour les mois les plus récents une estimation de l’information non encore disponible compte tenu des retards de transmission. Les estimations sont donc actualisées chaque mois pour prendre en compte les nouvelles informations. S’agissant d’estimations statistiques, leur qualité dépend du volume d’informations exploitées : en conséquence, ces séries ne sont disponibles qu’à des niveaux suffisamment agrégés (départemental au minimum).
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Direction régionale et interdépartementale de l’environnement, |
Certificat N°A 1607-9001
Rédacteur : Murielle TIMSIT - DRIEAT IF/SCDD/DDGS Dépôt légal : février 2026 ISSN : 1297 - 496 X |