Au troisième trimestre 2025, le nombre de logements autorisés en Île-de-France progresse de façon moins marquée qu’au trimestre précédent, soit une augmentation de 3 % par rapport au deuxième trimestre 2025, avec 18 163 autorisations contre 17 705 autorisations, alors qu’il progresse de 1 % en France hors Mayotte.
Au troisième trimestre 2025, le nombre de logements mis en chantier en Île-de-France est de 12 088 logements, soit une progression de 17 % par rapport au deuxième trimestre 2025, tandis qu’il progresse de 15 % en France hors Mayotte.
Graphique 1 : Nombre de logements autorisés et commencés en Île-de-France depuis le 1er janvier 2020 (données mensuelles corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrés - CVS-CJO - en base 100 au 01/01/2020)
Source : Source : SDES, Sit@del2, estimations à fin septembre 2025.
Traitement : DRIEAT/DDGS/équipe statistique.
Champ : France
entière.
Au cours des douze derniers mois (octobre 2024 à septembre 2025), le nombre de logements autorisés en Île-de-France progresse de 19 % par rapport à la période octobre 2023 à septembre 2024, avec 64 599 autorisations, soit 10 438 autorisations supplémentaires. Cette progression est plus importante qu’en France hors Mayotte où les autorisations augmentent de 11 %. Cependant, le niveau des logements autorisés sur les douze derniers mois se maintient en dessous de l’objectif de production annuelle de 70 000 logements en Île-de-France inscrit dans la Loi du Grand Paris 1 .
Sur les douze derniers mois (octobre 2024 à septembre 2025), le nombre de mises en chantier stagne par rapport à la période allant d’octobre 2023 à septembre 2024, avec 42 327 logements commencés (graphique 2), alors qu’il progresse de 4 % en France hors Mayotte.
L’écart entre le nombre de logements autorisés et mis en chantier continue de se creuser. Cet écart de dynamisme peut s’expliquer notamment par des conditions économiques peu favorables aux entreprises du bâtiment : problèmes de financement, difficultés à recruter, baisse de la production de matériaux de construction, coût de l’énergie, recul des créations d’entreprises et augmentation des défaillances dans le secteur du bâtiment 2. Par ailleurs, le cadre juridique du Code de l’urbanisme permet de décaler les mises en chantier de quelques années. En effet, le délai entre la date d’autorisation et la date de mise en chantier est de maximum trois ans, renouvelable deux fois pour une période d’un an 3. Ces entreprises peuvent donc tarder à engager les chantiers.
Graphique 2 : Nombre de logements autorisés et commencés en Île-de-France depuis 2000 (données brutes cumulées sur 12 mois)
Source : Source : SDES, Sit@del2, estimations à fin septembre 2025.
Traitement : DRIEAT/DDGS/équipe statistique.
Champ : France
entière.
Sur les douze derniers mois (octobre 2024 à septembre 2025), les logements collectifs représentent 90 % des logements autorisés, contre 89 % sur la période précédente (octobre 2023 à septembre 2024).
Au cours des douze derniers mois (octobre 2024 à septembre 2025), le nombre de logements individuels autorisés en Île-de-France diminue de 4 % par rapport à la période octobre 2023 à septembre 2024, avec 6 365 autorisations, soit 258 autorisations en moins. Le nombre de mises en chantier de maisons individuelles recule également de 7 % par rapport à la période allant d’octobre 2023 à septembre 2024, avec 4 836 logements commencés.
En revanche, sur la même période (octobre 2024 à septembre 2025), le nombre de logements collectifs autorisés en Île-de-France progresse de 21 % par rapport à la période octobre 2023 à septembre 2024, avec 58 234 autorisations, soit 10 180 autorisations supplémentaires. Le nombre de mises en chantier de logements collectifs reste stable avec 37 491 logements commencés contre 37 245 sur la période précédente.
Au troisième trimestre 2025, le nombre de logements autorisés recule par rapport au deuxième trimestre 2025 dans tous les départements d’Île-de-France, hormis Paris où ils progressent de 13 %, et le Val-de-Marne qui enregistre une progression exceptionnelle de 87 % avec 5 099 autorisations (graphique 3). Ce pic pourrait être dû à un effet de seuil lié à l’approbation prochaine du plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) de l’établissement public territorial Grand-Orly Seine Bièvre, qui a pu amener à une hausse des dépôts de permis de construire dans la perspective d’un changement de la réglementation. Cette hausse serait aussi le résultat d’un effet lié aux quartiers de gare du Grand Paris Express, zones où près d’un quart des constructions du Val-de-Marne sont concentrées.
Au troisième trimestre 2025, la tendance pour les mises en chantiers est plus contrastée au sein de la région Île-de-France. La dynamique par rapport au deuxième trimestre 2025 est particulièrement élevée à Paris et dans les Hauts-de-Seine avec respectivement + 99 % et + 76 %, loin devant la Seine-et-Marne, le Val-d’Oise et l’Essonne dont la progression, comprise entre 12 % et 10 %, est plus faible. C’est dans l’Ouest parisien que le volume de mises en chantier est le plus élevé (2 459 logements commencés dans les Hauts-de-Seine et 1 257 dans les Yvelines, bien que le niveau en Seine-Saint-Denis reste élevé (1 932 mises en chantier).
Graphique 3 : Évolution du nombre de logements autorisés et commencés par département depuis 2020 (données CVS-CJO)
Source : Source : SDES, Sit@del2, estimations à fin septembre 2025.
Traitement : DRIEAT/DDGS/équipe statistique.
Champ : France
entière.
Au cours des douze derniers mois (octobre 2024 à septembre 2025), le nombre de logements autorisés progresse fortement à Paris et petite couronne pour l’individuel et le collectif avec + 32 % par rapport aux douze mois précédents, tous logements confondus. En grande couronne, les autorisations de logements collectifs progressent de 7 % alors que l’individuel diminue de 9 % (tableau 1). En termes de répartition, Paris et la petite couronne concentrent une minorité d’autorisations de logements individuels, 33 %, et la majorité d’autorisations de logements collectifs, 64 %. Dans le détail par département, les autorisations reculent dans les Yvelines avec - 20 % et dans une moindre mesure à Paris avec - 3 %, mais progressent ailleurs.
Sur la même période, octobre 2024 à septembre 2025, comparé aux douze mois précédents, le nombre de mises en chantier diminue de 4 % à Paris et en petite couronne mais progresse de 4 % en grande couronne. À Paris et petite couronne, le collectif diminue de près de 5 % tandis que l’individuel progresse, et en grande couronne le collectif progresse alors que l’individuel diminue. Dans le détail par département, les mises en chantier reculent en Seine-Saint-Denis et dans le Val-d’Oise, avec respectivement - 23 % et – 20 %, tandis qu’elles progressent à Paris et en Seine-et-Marne, avec + 68 % et + 31 %.
Tableau 1 : Nombre de logements autorisés en Île-de-France – détail collectifs/résidences et individuels, par territoire (Paris et petite couronne / Grande couronne) - données brutes
|
Autorisations
|
Mises en chantier
|
|||
|---|---|---|---|---|
| Type de logement | Cumul sur les 12 derniers mois | Evolution par rapport aux 12 mois précédents | Cumul des 12 derniers mois | Evolution vs 12 mois précédents |
| Grande couronne | ||||
| Collectif et Résidence | 21 100 | 7 | 15 866 | 9 |
| Individuel | 4 235 | -9 | 3 302 | -14 |
| Tous Logements | 25 335 | 4 | 19 168 | 4 |
| Paris et petite couronne | ||||
| Collectif et Résidence | 37 134 | 31 | 21 625 | -5 |
| Individuel | 2 130 | 47 | 1 534 | 12 |
| Tous Logements | 39 264 | 32 | 23 159 | -4 |
Source : Source : SDES, Sit@del2, estimations à fin septembre 2025.
Traitement : DRIEAT/DDGS/équipe statistique.
Champ : France
entière.
|
|
Méthode
La conjoncture de la construction neuve de logements est appréciée au travers d’estimations en date réelle corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables (CVS-CJO). Les séries estimées en date réelle visent à retracer dès le mois suivant les autorisations et les mises en chantier à la date réelle de l’événement, offrant ainsi une information directement interprétable pour suivre la conjoncture. Si les séries sont majoritairement constituées de données collectées, elles intègrent toutefois pour les mois les plus récents une estimation de l’information non encore disponible compte tenu des retards de transmission. Les estimations sont donc actualisées chaque mois pour prendre en compte les nouvelles informations. S’agissant d’estimations statistiques, leur qualité dépend du volume d’informations exploitées : en conséquence, ces séries ne sont disponibles qu’à des niveaux suffisamment agrégés (départemental au minimum).
En savoir plus |
|
|
Direction régionale et interdépartementale de l’environnement, |
Certificat N°A 1607-9001
Rédacteur : Murielle TIMSIT - DRIEAT IF/SCDD/DDGS Dépôt légal : Octobre 2025 ISSN : 1297 - 496 X |