Au deuxième trimestre 2025, le nombre de logements autorisés en Île-de-France progresse de 33 % par rapport au premier trimestre 2025, avec respectivement 17 705 autorisations contre 13 263 autorisations, une hausse plus marquée qu’en France hors Mayotte (+ 16 %). Le volume des logements autorisés retrouve un niveau similaire à celui observé au quatrième trimestre 2019 avant la crise sanitaire. Un précédent pic exceptionnel avait été observé l’été 2022 (graphique 1), suite à une politique incitative de densification de la construction 1, après la baisse drastique de 2020 provoquée par la crise sanitaire. Cette forte hausse des autorisations n’avait pas été suivie par le même volume de mises en chantiers deux ans plus tard. La reprise observée au second trimestre 2025 est liée au contexte économique global qui améliore les conditions de financement : baisse des taux d’intérêt moyens des crédits observés depuis 2024 et hausse de la production de crédits à l’habitat 2 corrélée à celle du taux d’usure 3.
En revanche, les mises en chantier stagnent toujours. Au deuxième trimestre 2025, le nombre de logements commencés en Île-de-France est de 10 295 logements, soit un volume similaire au premier trimestre 2025, tandis qu’il progresse de 2 % en France hors Mayotte.
Graphique 1 : Nombre de logements autorisés et commencés en Île-de-France depuis le 1er janvier 2020 (données mensuelles corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrés - CVS-CJO - en base 100 au 01/01/2020)
Source : Source : SDES, Sit@del2, estimations à fin septembre 2025.
Traitement : DRIEAT/DDGS/équipe statistique.
Champ : France
entière.
Au cours des douze derniers mois (juillet 2024 à juin 2025), le nombre de logements autorisés en Île-de-France progresse de 4 % par rapport à la période juillet 2023 à juin 2024, avec 58 450 autorisations, soit 2 107 autorisations supplémentaires. Cette progression est plus importante qu’en France hors Mayotte où les autorisations augmentent de 1 %. À noter que les progressions observées par trimestre n’ont pas encore un impact important sur la progression annuelle. Le niveau des logements autorisés sur les douze derniers mois se maintient en dessous de l’objectif de production annuelle de 70 000 logements en Île-de-France prévu par la Loi du Grand Paris 4.
Sur les douze derniers mois (juillet 2024 à juin 2025), le nombre de mises en chantier recule de 11 % par rapport à la période allant de juillet 2023 à juin 2024) avec 39 767 logements commencés (graphique 2), contre une hausse de 2 % en France hors Mayotte.
Ainsi l’écart entre le nombre de logements autorisés et mis en chantier se creuse. En effet, les conditions économiques sont peu favorables aux entreprises du bâtiment et n’ont pas évolué récemment : problèmes de financement, difficultés à recruter, baisse de la production de matériaux de construction, coût de l’énergie, recul des créations d’entreprises et augmentation des défaillances dans le secteur du bâtiment 5. Par ailleurs, le cadre juridique du Code de l’urbanisme permet de décaler les mises en chantier de quelques années, le délai entre la date d’autorisation et la date de mise en chantier étant de maximum trois ans, renouvelable deux fois pour une période d’un an 6.
Graphique 2 : Nombre de logements autorisés et commencés en Île-de-France depuis 2000 (données brutes cumulées sur 12 mois)
Source : Source : SDES, Sit@del2, estimations à fin septembre 2025.
Traitement : DRIEAT/DDGS/équipe statistique.
Champ : France
entière.
Sur les douze derniers mois (juillet 2024 à juin 2025), les logements collectifs représentent 90 % des logements autorisés, contre 88 % sur la période précédente (juillet 2023 à juin 2024).
Au cours des douze derniers mois (juillet 2024 à juin 2025), le nombre de logements individuels autorisés en Île-de-France diminue de 8 % par rapport à la période juillet 2023 à juin 2024, avec 6 003 autorisations, soit 529 autorisations en moins. Le nombre de mises en chantier de maisons individuelles recule également de 19 % par rapport à la période allant de juillet 2023 à juin 2024, avec 4 512 logements commencés.
Au cours des douze derniers mois (juillet 2024 à juin 2025), le nombre de logements collectifs autorisés en Île-de-France progresse de 5 % par rapport à la période juillet 2023 à juin 2024, avec 52 447 autorisations, soit 2 636 autorisations supplémentaires. Le nombre de mises en chantier de logements collectifs est en baisse (- 9 % par rapport à la période allant de juillet 2023 à juin 2024) avec 35 255 logements commencés.
Au deuxième trimestre 2025, le nombre de logements autorisés augmente dans tous les départements d’Île-de-France hormis la Seine-et-Marne (graphique 3) par rapport au premier trimestre 2025. Le département des Yvelines enregistre la plus forte progression par rapport au premier trimestre 2025, devant les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne, avec respectivement + 71 %, + 53 % et + 43 %. Cependant, c’est dans les Hauts-de-Seine que le volume de permis de construire est le plus important avec 3 515 autorisations, suivi par la Seine-Saint-Denis (3 327) et le Val-de-Marne (2 727). Ainsi plus de la moitié des permis de construire (54 %), se concentre dans la petite couronne (hors Paris où le volume d’autorisations reste faible).
Au deuxième trimestre 2025, la tendance pour les mises en chantiers est plus contrastée au sein de la région Île-de-France. Le nombre de mises en chantier est en hausse dans l’Essonne, La Seine Saint-Denis et les Hauts-de-Seine, de respectivement 46 %, 38 % et 17 %, mais recule dans la majorité des autres départements franciliens par rapport au premier trimestre 2025. En volume c’est la Seine-Saint-Denis qui est en tête des départements de la région avec 2 040 mises en chantier, suivie par le Val-de-Marne (1 698), les Hauts-de-Seine (1 398) et les Yvelines (1 230).
Graphique 3 : Nombre de logements autorisés et commencés par département depuis le 1er janvier 2020 (données mensuelles en CVS-CJO)
Source : Source : SDES, Sit@del2, estimations à fin septembre 2025.
Traitement : DRIEAT/DDGS/équipe statistique.
Champ : France
entière.
Au cours des douze derniers mois (juillet 2024 à juin 2025), le nombre de logements autorisés progresse de 17 % à Paris et petite couronne, pour l’individuel et le collectif, tandis qu’il diminue de 11 % en grande couronne, quel que soit le type de logement (tableau 1) par rapport aux douze mois précédents. En termes de répartition, la grande couronne concentre la majorité des autorisations de logements individuels, 66 %, et une minorité d’autorisations de logements collectifs, 36 %. Dans le détail par département, les autorisations reculent fortement dans les Yvelines avec - 40 % et progressent dans le Val-d’Oise avec + 16 %, et à Paris avec + 126 %.
En revanche, sur la même période, le nombre de mises en chantier baisse plus fortement à Paris et en petite couronne qu’en grande couronne, avec respectivement - 16 % et - 3 %. Elles progressent même de 4 % dans le collectif de grande couronne alors que l’individuel chute de 25 %. Dans le détail par département, les mises en chantier reculent de 27 % dans le Val-d’Oise et en Seine-Saint-Denis et progressent de 26 % en Seine-et-Marne.
Tableau 1 : Nombre de logements autorisés en Île-de-France – détail collectifs/résidences et individuels, par territoire (Paris et petite couronne / Grande couronne) - données brutes
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Autorisations
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Mises en chantier
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| Type de logement | Cumul sur les 12 derniers mois | Evolution par rapport aux 12 mois précédents | Cumul des 12 derniers mois | Evolution vs 12 mois précédents |
| Grande couronne | ||||
| Collectif et Résidence | 19 834 | -8 | 15 379 | 4 |
| Individuel | 3 976 | -23 | 3 125 | -25 |
| Tous Logements | 23 810 | -11 | 18 504 | -3 |
| Paris et petite couronne | ||||
| Collectif et Résidence | 32 613 | 15 | 19 876 | -17 |
| Individuel | 2 027 | 50 | 1 387 | -4 |
| Tous Logements | 34 640 | 17 | 21 263 | -16 |
Source : Source : SDES, Sit@del2, estimations à fin septembre 2025.
Traitement : DRIEAT/DDGS/équipe statistique.
Champ : France
entière.
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Méthode
La conjoncture de la construction neuve de logements est appréciée au travers d’estimations en date réelle corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrables (CVS-CJO). Les séries estimées en date réelle visent à retracer dès le mois suivant les autorisations et les mises en chantier à la date réelle de l’événement, offrant ainsi une information directement interprétable pour suivre la conjoncture. Si les séries sont majoritairement constituées de données collectées, elles intègrent toutefois pour les mois les plus récents une estimation de l’information non encore disponible compte tenu des retards de transmission. Les estimations sont donc actualisées chaque mois pour prendre en compte les nouvelles informations. S’agissant d’estimations statistiques, leur qualité dépend du volume d’informations exploitées : en conséquence, ces séries ne sont disponibles qu’à des niveaux suffisamment agrégés (départemental au minimum).
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Direction régionale et interdépartementale de l’environnement, |
Certificat N°A 1607-9001
Rédacteur : Murielle TIMSIT - DRIEAT IF/SCDD/DDGS Dépôt légal : Décembre 2025 ISSN : 1297 - 496 X |