En 2024, la consommation d’énergie en Auvergne-Rhône-Alpes s’élève à
170 TWh, ce qui représente une baisse de plus de 12 % par rapport à la
moyenne de la période 2012-2023. Le niveau global de consommation
d’énergie dans la région est toutefois quasi identique à celui de 2023.
Dans le détail, tous les types d’énergie connaissent une baisse
tendancielle de leur consommation, particulièrement les produits
pétroliers et le gaz. Pour l’électricité, la consommation est également
plus faible en 2024 que les années précédentes, mais la baisse
tendancielle observée est moindre que pour le gaz et les produits
pétroliers.
Source : SDES, catalogue DIDO
(octobre 2025)
Sur la période 2012-2024, on constate une légère diminution de la
consommation d’énergie, malgré une augmentation de près de 500 000 habitants au
sein de la région Auvergne-Rhône-Alpes durant la période. Si la somme
totale des trois principaux types d’énergie (électricité, gaz, produits
pétroliers) semble stable entre 2012 et 2021 - en excluant 2020, année
atypique - on observe depuis 2021 une baisse de la consommation d'énergie de 11%. La consommation totale d’énergie en 2024 apparaît
même comme inférieure à celle de 2020, année de l’épidémie de Covid
caractérisée par une diminution des activités et de la consommation
énergétique.
En 2024, ce sont toujours les produits pétroliers qui représentent la plus grosse partie de la consommation d’énergie (44 %) en Auvergne-Rhône-Alpes. Cette part des produits pétroliers dans la consommation totale est stable dans le temps. Elle est liée principalement au transport routier et, dans une moindre mesure, au chauffage au fioul. Sur la période 2012-2024, si on exclut les trois années 2020, 2021 et 2022 (années de la Covid), la part des produits pétroliers dans la consommation totale d’énergie reste stable, entre 43 et 46 % selon les années.
Source : SDES, catalogue DIDO
(octobre 2025)
Sur une période de 13 ans, la consommation d’électricité de la région Auvergne-Rhône-Alpes est relativement stable (autour de 60 TWh par an), malgré une hausse de la population de plus de 6 %. Toutefois, la consommation d’électricité en 2024 apparaît comme la plus faible sur les 13 dernières années, avec une valeur de 56,4 TWh. Il faut revenir à 2014 (avec un hiver très doux), 2020 (année de la Covid) ou 2023 pour retrouver un niveau comparable. La tendance à une stabilité par rapport à 2023 peut s’expliquer par des années 2023 et 2024 particulièrement douces ainsi qu’au coût élevé de l’énergie, deux facteurs qui ont limité le besoin et l’utilisation de chauffage. À cela s’ajoute probablement une amélioration des performances énergétiques des bâtiments dans le résidentiel et le tertiaire.